Jeudi 6 mai 2010 4 06 /05 /Mai /2010 00:51

Ahaha. Deux mois plus tard, qu'en est-il ?


J'ai passé le Capes. L'écrit.


- La dissert' ? On va dire tout ou rien. "et merde merde, merde, j'ai oubli de parler de l'interxtualité", me dis-je en sortant de six heures de torture mentale.


- l'ancien français est devenu une véritable insulte à mes yeux, étant donné que je me suis foirée et que si je récupère 5 à cette chose, ça tiendra du miracle.


- la grammaire fut moins pire, mais quand même, pour une matière forte, ce fut ... foiré ahaha.


- l'anglais (qui est censé rattraper l'ancien français, hein, vous vous souvenez -ou pas d'ailleurs-) était ... not easy. J'ai fait des tournures très moches un gros contre-sens et j'ai présenté mes dialogues n'importe comment pour cause de manque de temps et de problème de vessie au bord de l'explosion.

Ce qui me rassure, c'est que certains passage de la traduction du commerce du dit concours sont aussi laids que ce que j'ai pondu. Ahaha.


Les résultats sont vraisemblablement demain. Et là, c'est le stress. Au collège, on a retroué un vieux reste de ratafia dans la salle des profs. Je crois qu'il va y passer, ainsi que toute ma cargaison de cigarettes et mes ongles de pieds -je n'ai plus d'ongles à ronger aux mains-.

Mais j'ai super bien prévu le coup quand même : une magnfique interro pour les mioches, un échange de salle sublime qui me permet me me retrouver dans une salle avec un ordi équipé d'internet, la grande classe ! Même si je risque de me mettre à hurler à un moment inapproprié, c'est le risque des nouvelles technologies, forcément, surtout que les ordis ne m'aiment pas, qu'il fait un temps à se dire qu'heureusement je ne crois pas aux mauvais présages et que mes pronostics ont dépassé le seuil critique des notes négatives.

Le seul problème de mon organisation, c'est que si ça tombe vendredi, les résultats, bah je suis dans la merde. Oui, parce que là, je n'ai rien de prévu.


Mais comme j'ai tendance à cumuler, ce n'est pas tout. Ces deux mois furent très riches z'en instruction.


J'ai pleuré devant mon principal, puis devant mes collègues qui ont passé un certain temps à me consoler.

J'ai également corrigé des centaines de copies et appris que "lorsque" s'écrivait ... "l'haure ce ke" , tidiiiii.

L'Amie est partie au Japon et on se donne rendez-vous sur internet pour parler, mais c'est pas très pratique bicozeuh le décalage horaire.

Je dois réviser mon grec, vraiment, au cas où ce que demain il y ait une bonne nouvelle.

J'ai failli projeter un gamin contre un mur, mais le principal était d'accord avec moi : ça aurait risqué de faire des taches ...

Homère et Virgile sont des contemporains de Charles Perrault, si, si, si l'on considère bien sûr que la vérité sort de la bouche des enfants.


Et il est une heure du matin passé, je suis en période d'insomnie, je rêve que je repasse mon bac et que mes sixièmes se transforment en poissons rouges grandeur ... sixième et m'attaquent. Je devrais néanmoins essayer de dormir.


A part ça, pour l'ascension, je me casse en Bretagne, chouette, je vais manger des crêpes espèces d'épizeuxes ! (oui , c'est plus classe que "espèces de que vicariants, quand même").


Fight !

Par Menthe à l'eau - Publié dans : Capes en folie
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Dimanche 28 février 2010 7 28 /02 /Fév /2010 01:10
Le con-cours, c'est lundi. Donc techniquement demain si l'on se fie à l'heure. Ca fait peur -et ça rime-.

J'ai envie de brûler tous mes cours.
Je suis morte de stress et je n'arrive pas à dormir.
Il est 01h12 du matin et tout le monde doit être couché, parce qu'il n'y a personne sur MSN.
De chez moi, j'entends les gens dans la rue qui sont dans les bars et qui crient. C'est normal, c'est samedi soir. C'est tous les samedis comme ça.
Aujourd'hui, j'ai enduré les gammes du trompettiste amateur qui habite dans un appart' encore non identifié et qui me gave depuis six mois à s'acharner à faire des couacs.
J'ai relu plusieurs dissert's et corrigés.
J'ai revu toute ma morpho et ma syntaxe en ancien français.
Je dois revoir ma traduction.
J'ai peur.
Je sature un peu, je crois.

Si la dissert' tombe sur le roman, je hurle de joie. Sinon, je hurle de désespoir. Il y a donc un fort pourcentage de chances que je hurle de désespoir.

J'ai peur de passer ce concours. Peur de finir de le passer.

Je déteste ces périodes de l'année.

A part ça, je peux expliquer sur le bout des doigts comment on est passés de "fesimes" en ancien français à "fîmes" en franaçsi moderne. Si ça, c'est pas merveilleux.!
Par Menthe à l'eau
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Vendredi 26 février 2010 5 26 /02 /Fév /2010 09:40

Cette semaine, c'était -c'est encore d'ailleurs- la dernière semaine avant les écrits de la chose.
Cette semaine, ce fut épique, et après grosse perturbation nuageuse, j'espère une accalmie ensoleillée pour le week-end.

En vrac :

-j'ai chopé une mononucléose -oui je sais, faut le faire-, donc je suis crevée.
-L'avantage, c'est qu'avant je n'arrivais pas à dormir à cause du stress, maintenant je dois me forcer à rester éveillée parce que je suis archi-crevée.
-je me dis qu'avec un peu de chance, j'arriverai à contaminer quelques uns de mes sixièmes, chez les casse-pieds de préférence -oui, je sais, c'est pas politiquement correct du tout-
-je me suis fait engueuler par la CPE parce que j'ai demandé des jours de congé, Ô drame : deux avant les écrits et un après.
-j'ai quand même eu mes jours de congé !
-je n'arrive pas à apprendre le système de la syntaxe de la négation en ancien français.

-il y a un vent à décrocher les pâquerettes, ce qui a une forte tendance à nuire à la concentration et au sommeil.

-je suis extrêmement désagréable avec absolument tout le monde.

-on a omis de me prévenir que j'avais une nouvelle élève et comme rien ne ressemble plus à un sixième qu'un autre sixième, j'ai mis un certain temps à m'en apercevoir.

-j'ai commis une gaffe monumentale avec la nouvelle élève en question. Illustration :


-comment tu t'appelles ?

-***** (prénom suffisamment surprenant pour être anonymé)

-oui mais ton prénom, c'est quoi ?

-bah c'est *****

-ah euuuh … c'est très joli. Mais pas très courant.


-résultat, je me suis sentie particulièrement mal et conne.

-j'ai eu des conversations de toutes sortes avec certain(e)s collègues. Illustration bis :


moi : c'est quoiiii un complément déterminatif ???

collègue de français : je dirais un complément du nom appelé de façon bizarre.

collègue de techno : vous pourriez pas parler français, non ?

moi : j'aimerais bien …


moi : grmppppfffffffffff

collègue de français : pourquoi tu râles ??

moi : j'essaie d'apprendre le subjonctif imparfait en ancien français et j'ai déjà du mal en français moderne

collègue de français : uh, arrête de dire des gros mots !!!


moi à propos d'un prof de fac abject manipulateur: non mais j'te jure c'est vraiment un sale con !!!

collègue de français : t'as pas un nom ?

moi : Ubu Roi*

collègue de français : uh, j'le connais j'étais dans la même promo que lui !! quand on le voyait, on disait « voilà le connard qui arrive » !!!


salle des profs en général : H., arrête de stressseeeerrrr !!

moi : j'peux paaaasssss !!!

collègue : moi avant d'entrer dans la salle pour passer mes oraux, j'ai bu un coup de rhum pour me calmer, ça a super bien marché !


-je suis très en retard dans mes révisions en ancien français.

-aussi nouille et bébé soit-il, le sixième a une capacité remarquable à détecter quand vous êtes stressé. Du coup, il est particulièrement chiant. Alors j'ai hurlé. Ils m'ont foutu une paix royale après ça, mais je me suis bousillé la gorge.

-j'ai eu mes résultats de concours blanc n°2. Verdict :


-dissert' : euh, presque la moyenne.

-ancien français : aha, j'ai réussi à faire pire.

-grammaire / stylistique : grammaire, pas de résultat et pas sûre de l'avoir un jour. Stylistique : uh, j'ai plus que triplé !! Ô miracle, Ô soulagement.

-anglais : Uh, j'ai fait mieux !! je ne sais pas trop comment ceci dit …


-je viens de réaliser que ce n'était pas une année bissextile, que le mois de février n'avait que 28 jours, et que c'est une arnaque monumentale : ça bouffe trois jours de révisions !!


Il paraît qu'au moment du Capes, on arrive au sommet de sa culture littéraire -dixit un prof de fac-. Le Capes, c'est lundi. Bah ça fait peur.


Je meurs de stress, mais promis, si je survis aux écrits, je vous tiendrai au courant !!

* C'est pas très sympa pour Ubu Roi, mais anonymat oblige.

Par Menthe à l'eau - Publié dans : Capes en folie
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Dimanche 14 février 2010 7 14 /02 /Fév /2010 17:36
Ahaha.

L'avantage avec les concours blanc, c'est qu'entre avant, pendant et après la chose, on peut constater chez le sujet confronté à ce truc -en l'occurrence moi- une certaine évolution.

Aspirations avant :

- en dissert' : idéalement faire mieux ou aussi bien, si possible accrocher la moyenne.
- en Ancien français : avoir une meilleure note.
- en grammaire / stylistique : augmenter en stylistique, se maintenir à la même note en grammaire, voire augmenter.
- en anglais : ne pas baisser dans l'idéal, avoir la moyenne si possible.


Pensées pendant :

- en dissert' : mon Dieu, que vais-je raconter sur ce sujet ...?!
- en ancien français : et meeeeerde, j'ai traîté le substantif au lieu du subjonctif, et en plus gros trou de mémoire en pleine épreuve, et ça veut dire quoi tous ces mots ???
- en grammaire / stylistique : arghhh, c'est sur les adverbes, c'est la SEULE chose que je n'ai pas vu en grammaire ... La stylistique, a priori ça ne devrait pas être pire, au moins ce texte est approximativement commentable.
- en anglais : arf, y'a plein d'expressions qui sont impossibles à rendre en français ... puis c'est quoi déjà le mot français pour ça ??? échaffaud ... mmmh non. Ah, c'est établis !!

En même temps, à ma décharge, pour l'anglais, on a été sacrément destabilisés.
Première étape : arrivée à 8h16 pour 9h, tiens bizarre, il y a déjà des gens dans la salle ... Qu'est-ce que ce bordel, pourquoi des inconnus sont-ils en train de souffrir en composant sur un sujet obscur ?

Deuxième étape : 8h45 : arrivée du prof qui nous surveille et nous, une quizaine devant la fac, en train de se demander dans quelle salle on est censés s'installer :
- Monsieuuuurrrr, on est censés être en quelle salle ? Y'a déjà des gens dans la notre ...
- J'en sais rien !!!
(ça aurait été étonnant qu'il sache en même temps ... il n'est "que" le responsable du Capes).

8h55 : "quiiiii a dit qu'on nous avait piqué notre salle ???? c'est pas du tout le cas, vous la partagez juste avec d'autre étudiants, vous vous débrouillerez pour pas faire de bruit en entrant histoire de pas les déranger" (j'adore me faire agresser dès le matin).

8h57 à 9h10 : entrée dans la salle : on se fait engueuler parce qu'on fait trop de bruit, le prof rale parce qu'il n'y a pas assez de place et que certains ont eu le mauvais goût de se mettre à côté et de refuser de s'asseoir par terre -ce type est un abject manipulateur con-descendant- , et il décide de déménager la salle d'à côté pour ajouter des tables. On commence à halluciner sur la magnifique organisation du truc.

9h15 : les sujets d'espagnol sont absents. Le prof décide d'annuler l'épreuve et dit aux trois malheureuses espagnolistes de rentrer chez elles tout en gueulant "j'ai demandé 14 fois qu'on me fournisse les sujets pour le 28 janvier au plus tard, j'y peux rien s'il y a des irresponsables" -jamais sa faute, vous pourrez le remarquer-. Et si c'était VRAIMENT le cas, pourquoi ne s'en est-il pas aperçu, qu'il n'avait pas les sujets d'espagnol ??
Les filles décident d'appeler la prof et de chercher les sujets, le prof les vire de la salle, les engueule comme pas possible -comprenez la logique-, les sujets d'espagnol sont retrouvés.

13h10 : découverte des trois filles d'espagnol dans le couloir : "bah vous avez fait ça là et en manteau ???" --> Pas le choix, l'accès à la salle leur ayant été interdit et Le Roi Tyrannique ayant décidé d'annuler l'épreuve avant même de chercher les sujets ... Passons.


Les aspirations après :

- en dissert' : la moyenne, ça serait top ...
- en ancien français : la même note, ça serait déjà pas si mal ...
- en grammaire / stylistique : la même note, ça serait pas si mal non plus ...
- en anglais : la moyenne, trop demandé ..?

Conclusion : Un CB à quinze jours du vrai concours, "c'est plus un concours blanc, c'est un concours rouge" (dixit mon voisin), ça ne sert qu'à nous stresser / déprimer / décourager encore plus. D'autant que nous n'avons pas eu les corrections du CB n°1, et qu'on a une chance infime d'avoir les résultats du CB avant le vrai concours.
S'estimer heureux néanmoins : à l'origine, il était prévu trois jours AVANT le concours ...

Ma fac est pourrie.
Par Menthe à l'eau - Publié dans : Joies facultéennes
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Mercredi 10 février 2010 3 10 /02 /Fév /2010 18:39
Le concours blanc numéro deux, ça commence demain. Et comme on dit "jamais deux sans trois", et que ça fait beaucoup de "de" dans la prononciation, bah pour compléter le tableau, j'ai eu 2/10 à un commentaire stylistique. Ce qui est forcément particulièrement rassurant à la perspective de l'approche flagrante du concours (et pas que blanc, et qui d'ailleurs risque d'être tout noir en continuant sur cette lancée).

Cela me donne donc :

-6.75 en ancien français, ce dont je suis contente étant donné l'étendu de mes non-connaissances.
-7 en grammaire -généreusement remonté à 9-, ce dont je suis particulièrement mécontente.
-13 en dissert', ce dont je suis ravie.
-13.5 en anglais, ce dont je ne reviens pas.
-14 à l'oral, ce qui me permet de valider mon premier semestre avec théoriquement 12.75 de moyenne environ.

Puisque je suis dans les chiffres, je continue.
J'ai 57 contrôles de lecture à corriger pour le 22 février. J'ai peur à cause de ce dialogue :
-Madaaaameuh mais c'est impossible à répondre aux questions (une demie heure après le début ...)
-Les réponses sont dans le texte, Kévin*
-Aaaaahhh faut lire le texte ?!?!... (nan nan, je l'ai photocopié pour faire joli ...)

Pour cette même date, je dois également corriger 27 rédactions faisant entre 10 et 50 lignes et écrites par des sixièmes, qui par définition ne savent donc pas écrire.
Après, je devrai rentrer 4 fois 57 notes dans l'ordinateur pour les moyennes, puis remplir 57 appréciations pour les bulletins. En sachant que sur les 57, il y en a une trentaine, je vois très bien qui c'est, mais les autres, néant.

A part ça, le rectorat me doit environ mille euros, qu'il ne m'a pas encore payés.

Pour finir, j'envisage de mourir pour cause de trop de travail quand j'aurai le temps. Sauf que je n'ai toujours pas trouvé un moment pour le faire. Si c'est pas la belle vie, ça.

* par souci d'anonymat, le prénom a été changé.
Par Menthe à l'eau - Publié dans : Capes en folie
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Dimanche 7 février 2010 7 07 /02 /Fév /2010 16:33
C'est les vacances. Comprendre : les vacances scolaires. Comprendre : je n'ai plus d'élèves pendant quinze jours. C'est chouette.

Mais, il y a un mais : la fac ignore totalement la notion de vacances scolaires. Le Capes est dans 21 jours pile poil.
Le concours blanc numéro deux est ... dans trois jours (oh mon dieu), je dois réviser.
Je crois que je n'aurai pas vraiment l'occasion de me reposer.

Le gag, c'est qu'un CB à quinze jours du Capes, c'est limite -prendre en compte la dose de fatigue engendrée par la chose et le temps nécessaire pour s'en remettre-.
Surtout quand on sait qu'à trois jours du CB numéro deux, on n'a toujours pas eu TOUS les résultats du CB numéro un -qui ne suit pas ??-.
Et que qui plus est, si et quand on a eu la chance d'avoir les résultats, on n'a pas pu récupérer la copie, parce que c'est considéré comme copie d'examen et donc mis au placard et soigneusement planqué. Ce qui est très utile, du coup impossible de savoir où ça flanche.

Le CB numéro deux s'avère en conséquence particulièrement bienvenu -on notera la douce ironie-.

Je viens de finir La Théorie du roman. J'ai détesté.
Je suis en train de lire L'Art du récit dans L'Etranger. J'adore.

Et je suis amoureuse.

A part ça, je dois absolument finir les textes théoriques et critiques, Bible de tout étudiant en Lettres ... Mais tout va bien, je ne suis pas en retard dans mes révisions, aha.

Par Menthe à l'eau - Publié dans : Joies facultéennes
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Mercredi 3 février 2010 3 03 /02 /Fév /2010 23:15
Préparer un concours est un bonheur quotidien -on notera la subtile touche d'ironie ici présente-.

Depuis le début du mois, je fais un remplacement en collège, dans deux classes de sixième. Il y a les sixièmes Atroces et les sixièmes Bétiots. En référence avec le nom de leur classe et l'état de la dite classe. Chez les sixièmes Atroces, il y a une horreur, un manipulateur toujours innocent sauf quand il est coupable -comprendre : tout le temps- qui a bizarrement toujours mal quelque part pendant mon cours, refuse de se mettre à bosser dès qu'on lui fait une remarque, bref un vrai bonheur. Alors en corrigeant les dictées de mes atroces, je me suis sérieusement demandée s'il n'y avait pas un lapsus révélateur quand j'ai constaté avec surprise que la chose avait écrit "haine" au lieu de "aile". Le gag : c'est pratiquement le seul mot orthographié correctement.

A part ça, je continue la préparation à ce foutu concours. Je pleure beaucoup, en ce moment. Presque dès que j'ouvre un cours, en fait.
Parce que les écrits sont dans 25 jours, parce que je me sens débordée, parce que j'ai peur, parce que je ne me sens pas prête.
Parce que j'ai l'impression que je ne sais rien. J'ai trop de choses à réviser ou à apprendre, j'ai l'impression que je n'y arriverai pas.
Parce que, surtout, j'ai l'impression d'être en train de baisser les bras, un peu malgré moi.
Parce que, juste, je n'arrête pas de pleurer.
Parce qu'enfin, je n'ai pas envie de le passer. 

Je hais les concours. Je hais quand les dates se rapprochent.

Et même si la chose n'a rien à voir, pour résoudre le tout, je m'interroge sans cesse sur ma (non?)-sexualité.
Par Menthe à l'eau
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Jeudi 7 janvier 2010 4 07 /01 /Jan /2010 02:17
Comme vous l'aurez sûrement très finement remarqué, il est plus de deux heures du mat', le concours blanc commence à neuf heures, mais tout va bien. Surtout depuis ce soir, 17 heures et des pâquerettes :

- Au fait tu sais que le concours blanc c'est sur le roman finalement ??
- Nan tu déconnes on nous avait dit le théâtre !!
- Bah oui mais non, ça sera le roman ...
- putain de bordel de merde (cri du coeur, ndlr), j'avais bossé le théâtre à fond, j'ai RIEN sur le roman.

Mais ce qui s'appelle rien. Alors je viens de finir de lire un truc en catastrophe, déjà que je n'étais prête ni en ancien français ni en grammaire, là, ça va vraiment donner.

Je crois que je vais me casser en Ouzbékistan (non en fait j'ai fait une demande Erasmus pour la Roumanie) si j'ai pas le concours cette année.

A part ça, la semaine prochaine, vacataire je serai, remplacement en collège dans deux classes de sixième. Ahaha, on va rire. I'll survive. L'important c'est d'y croire. Sauf que j'y crois pas une seconde...
Par Menthe à l'eau
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Lundi 4 janvier 2010 1 04 /01 /Jan /2010 18:33
L'un des grands bonheurs dans ce type de préparation, c'est le concours blanc. Il commence jeudi, et finit samedi 13h. Ou comment tuer un week end, même si depuis septembre la notion de week end est devenue assez aléatoire. Bref.
Le concours blanc, donc, je disais (qu'on abrégera en CB), il ne sert pas seulement à évaluer ses différentes (in)capacités, il est surtout utile pour obtenir l'éventuelle équivalence de passage en M2 pour les ceusses qui n'auront pas le concours, le vrai. Alors il faut se blinder, et y survivre, surtout qu'il y en a un deuxième dans un mois.

La question en l'occurrence est : comment survivre au CB ? Plusieurs possiblités s'offrent à nous :

- être tout à fait zen parce que parfaitement prêt (pas mon cas)
- être tout à fait zen parce que de toutes façons on n'est pas prêt et ça ne sert à rien de culpabiliser si on ne relit pas sa grammaire jusqu'à 3h du mat' (pas mon cas non plus)
- se dire qu' après tout un truc qui a les mêmes initiales que carte bancaire ne peut pas être si terrible (vu l'état de mon découvert, en fait ... si).
- y aller en se disant que ce n'est pas le vrai capes (oui mais quand même ...)
- relativiser quant au fait que c'est pas grave si ça fout en l'air la grasse mat' du samedi (mais vu la fréquence des bus le samedi matin c'est quand même dramatique de se lever à 6h pour y être à 9h)

En fait, aucune de ces solutions ne marchant sur mon état nerveux, je crois que je ne vais pas y survivre, au CB ... En plus j'ai 500 vers de retard en ancien français, mais c'est pas grave, de toutes façons, je vais me planter.
Au moins, ils fournissent les copies ... (mais pas les cartouches d'encre, arghhhh).
Par Menthe à l'eau - Publié dans : Joies facultéennes
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Samedi 2 janvier 2010 6 02 /01 /Jan /2010 17:01
Paroles découpées d'avant les vacances de Noël :

(avec la bonne copine pas vue depuis longtemps) :

- Blablabla ... au fait t'as rien remarqué ?
- Euuh si , c'est normal que t'aies des cernes de trois kilomètres de long ?
- Nan en fait l'idée c'est que je suis allée chez le coiffeur ...


(avec la bonne copine qui récupère le stress) :

- c'est quand déjà tes écrits ?
- dans deux mois ...
- t'es sûre que t'es pas un peu avance pour stresser à mort ?


(avec le bon copain qui a DEJA eu ce fichu concours) :

- t'inquiète, quand tu l'auras ça sera pire ...
- ah ...


(avec une camarade de classe) :

- on se voir cet aprèm' au cours de Machin ?
- nan je rentre chez moi j'ai dormi 4 heures en 72 heures je vais tomber de sommeil.


(avec une autre camarade de classe) :

- H. , c'est vrai que tu manges des courgettes au petit déj' ?
- bah oui sinon je tiens pas la journée ... [ou comment arriver au point suprême du désespoir]
- ah ... parce que j'ai l'impression que tu ne tiens déjà pas la journée ... t'as envisagé de dormir ?


Et oui, tout va bien. C'est les vacances, je suis partie cinq jours en Norvège, je n'ai emporté que huit bouquins, et ... ça recommence lundi, concours blanc à la rentrée, on y croit !! Je ne mourrai pas avant le 1er mars.
Par Menthe à l'eau - Publié dans : Prépa Capes et santé mentale
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